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Lorsqu'il était en campagne, François Hollande nous expliquait que la crise n'existait pas.

Après son élection, il nous expliquait qu'il allait tordre le bras de l'Allemagne et de l'Europe pour préserver la culture de la France éternelle : Celle qui dépense sans compter, celle qui préserve son modèle social par la dette perpétuelle. En bon françois, ce discours s'appelle "chasser sur les terres du Front National".

Pendant 2 ans, François Hollande nous a expliqué qu'il allait inverser la courbe du chômage. Depuis, il nous explique qu'il faut dépasser 1,5% de croissance... Ce qui n'est pas près d'arriver.

Aujourd'hui, l'Etat doit se mettre au régime. Rassurons-nous, à l'exception du recrutement de 11000 militaires pour remplacer les policiers supprimés de nos rues, il n'est pas question de recentrer l'action de l'Etat sur ses prérogatives régaliennes : Police, Justice, Armée.

Pas question non plus d'augmenter davantage les impôts extorqués par l'Etat au mouton-tribuable : Quoi de mieux donc que refiler en douce les efforts aux collectivités locales? François Hollande supprime les dotations de l'Etat aux communes et aux départements. En même temps, il augmente leurs charges (réforme des temps scolaires). De toute façon, après la vague bleue de 2014, cela emmerdera plus de communes de droite que de communes de gauche. Le même raisonnement s'appliquera à merveille aux Conseils Départementaux et aux Régions. Quoi que, pour les régions, la vague bleue risquant de laisser la place à la vague bleue Marine... le socialisme sociétal pourrait bien être remplacé par le socialisme national. 

Baisse ou suppressions des dotations de l'Etat + Augmentation des charges = augmentations des impôts locaux!

L'équation n'est pas tout à fait aussi simple. En effet, les Communes et les Départements commencent à chercher aussi des économies. Le statut de la fonction publique territoriale étant ce qu'il est, il n'est pas possible de trouver des économies rapides sur les frais de personnel. Par ailleurs, le personnel représente entre 55 et 60% des frais de fonctionnement de la plupart des communes. Les économies qu'il est possible de faire rapidement sont donc à chercher dans les 40 à 45% du budget restant. Là aussi, tout n'est pas si simple : Le personnel qui travaille génère des frais de fonctionnement dits "généraux". Soit encore environ 20% de budget qui ne peuvent pas évoluer aussi rapidement que les baisses de dotations de l'Etat.

En réalité, en matière d'économies rapides, les communes ne peuvent agir que sur 20 à 25% du budget de fonctionnement. Ces 20 à 25% du budget de fonctionnement servent à deux choses : Au versement des subventions directes et indirectes, et, quand il y a de l'excédent, au financement du budget d'investissement.

A quoi servent les subventions indirectes? Elles servent à proposer des tarifs abordables pour les services proposés par la caisse commune. Par exemple, une place en crèche est facturée au maximum autour de 600 euros par mois, mais son coût réel est plutôt autour de 1800 euros par mois. La subvention indirecte est donc d'environ 1200 euros par mois pour celui qui paie plein pot! Le même raisonnement est applicable aux centres de loisirs ou à la cantine.

A quoi servent les subventions directes? Elles financent le budget des associations de toutes natures. Ces subventions peuvent servir à baisser les cotisations des adhérents, acheter du matériel, assurer une mission sociale (maraudes de la Croix Rouge par exemple), équilibrer ponctuellement un budget en cas d'événements imprévus, former des bénévoles, contribuer aux frais de déplacement d'équipes sportives amateurs...

Alors que se passe-t-il lorsque, pour ne pas augmenter "officiellement" les impôts, la gauche s'attaque aux collectivités locales?

Il y a :

  • Augmentation des impôts locaux,
  • Augmentation des tarifs municipaux,
  • Baisse des investissements,
  • Augmentation de l'endettement (pour les communes qui le peuvent encore),
  • Et... Baisse des subventions directes!

Cerise pourrie sur le gâteau de la gauche bisous-compatible avide de culture pour tous, la première victime visible de l'incurie socialiste, c'est précisément la culture! Ces victimes sont même désormais dénombrées sur une cartocrise donc vous trouverez une présentation en date du 28 mars, et qui est consultable en temps réel ici

 

 

Quand les socialistes s'attaquent aux collectivités locales... C'est la cartocrise!
Tag(s) : #Economie politique